9 vérités sur le fait de ne pas faire l’amour avant le mariage

Ne pas faire l’amour avant le mariage est LE sujet ultime quand on parle des fiançailles (pour les chrétiens, en tout cas). On le fait ? On le fait pas ? Est-ce qu’on a le droit ? Non ? Ah bon, mais pourquoi ? Bref. Voici 9 vérités, tirées de l’enseignement de l’Église, de mon expérience et de celle de fiancés autour de moi, pour vous aider à y voir plus clair.

1) Dans le plan de Dieu, les relations sexuelles sont réservées au mariage

Je crois qu’il faut arrêter avec les « c’est permis », « c’est défendu », voire « c’est toléré »… Tant qu’on raisonne comme ça, on passe à côté du sens profond de l’amour conjugal tel que voulu par Dieu. On se constitue une liste d’interdits, sans vraiment comprendre pourquoi c’est interdit, et ce n’est pas très exaltant. Alors que l’amour, c’est quelque chose de magnifique, d’incroyable, la grande aventure de toute une vie !

Certaines choses sont réservées à certaines occasions. Par exemple, si on a acheté un vin très cher et très bon, on souhaite le garder pour une fête spéciale et ainsi « marquer le coup ». Jamais il ne vous viendrait à l’idée de le boire tout seul au petit déjeuner ! Et pourtant, ce n’est pas interdit… Mais on sait instinctivement qu’on ne le goûterait pas comme lors d’une fête, pour laquelle on a attendu d’ouvrir la bouteille et de la partager avec des amis.

De même, la célébration de l’Eucharistie est réservée aux prêtres. Jamais il ne vous viendrait à l’idée, si vous n’êtes pas prêtre, de célébrer une messe. Et si quelqu’un qui n’a pas été ordonné en célébrait une devant vous, ce ne serait pas une vraie messe à vos yeux. Vous auriez l’impression qu’il joue, qu’il fait semblant, qu’il se moque.

Faire l’amour est ainsi réservé aux époux qui se sont donnés l’un à l’autre dans le sacrement du mariage. J’en ai déjà parlé dans l’article Vous êtes mariés ? Faites (beaucoup) l’amour !, que je vous invite à lire si vous souhaitez approfondir le sujet de l’immense valeur de l’union conjugale. Un couple non-marié qui s’unit sexuellement passe à côté de ce grand mystère ; il est sans doute sincère, mais comme le laïc qui célèbrerait une messe, il ne vit pas une véritable union, seulement une imitation de celle voulue par Dieu.

Je connais des amis qui ont décidé de « passer à l’acte » quelques semaines avant le mariage, puisque de toute façon ils étaient sûrs de se marier. Pour eux, sans doute, le plus important était de ne faire l’amour qu’avec leur futur conjoint, et de ne pas s’unir tant qu’ils ne seraient pas certains de savoir de qui il s’agit. C’est déjà beau, mais malheureusement, c’est quand même passer à côté du véritable sens de l’union sexuelle, un peu comme un séminariste décidant de célébrer la messe alors qu’il n’a pas encore été ordonné. Ce couple d’amis s’est donc donné l’un à l’autre avant d’avoir reçu le sacrement du mariage, qui donne tout son sens à ce don mutuel.

Je ne les blâme pas car sans doute n’ont-ils jamais eu l’occasion de vraiment comprendre ce mystère. Mais cela nous a fait réfléchir, mon mari et moi, alors que nous allions nous marier quelques temps après. En tant que fiancés, nous pouvons donc voir les choses différemment des autres couples, et même différemment de notre conjoint. C’est pourquoi il est important de parler de ce sujet très tôt dans la relation, et de bien comprendre pourquoi les relations sexuelles sont réservées au mariage. Il y aura des moments plus difficiles, des doutes, des emballements, et il sera alors précieux de s’être bien accordés sur notre vision des choses.

2) En parler ensemble est indispensable

Il est donc primordial de discuter très tôt de nos attentes et de la manière dont on envisage notre sexualité. Ce n’est pas forcément facile, surtout au début… mais c’est tellement important, pour éviter les non-dits, et surtout pour éviter de blesser l’autre ou d’être soi-même blessé.

Quand notre relation de couple a commencé, j’étais très mal à l’aise vis-à-vis de ce sujet. Nous en avons donc parlé essentiellement par SMS, car c’était plus simple pour moi. Nous nous sommes mis d’accord dès les premiers jours sur le fait que nous ne voulions pas faire l’amour avant d’être mariés, puis nous n’en avons pas reparlé avant plusieurs mois. Il m’a fallu du temps pour oser remettre le sujet sur le tapis, mais au moins, je savais que nous étions d’accord.

En revanche, nous avons ensuite beaucoup parlé de notre vision des choses. Nous le faisions surtout par téléphone (c’est d’ailleurs un bon conseil : vous serez moins gênés que d’en parler en face à face, et cela vous évitera aussi pas mal de tentations !). Je crois que c’est essentiel pour ne pas se retrouver démunis une fois mariés, en découvrant qu’on voit les choses différemment, qu’on ne se comprend pas, qu’on ne sait pas parler de nos attentes ou de nos problèmes…

3) Attention à la naïveté, elle est risquée

Je suis persuadée que c’est l’une des principales raisons pour laquelle beaucoup de couples « passent à l’acte » avant leur mariage, alors même qu’ils avaient vraiment décidé d’attendre. C’est fou ce qu’on peut être naïf lorsqu’on est amoureux ! Malheureusement, cela peut être dangereux, car on se leurre sur nos capacités réelles à résister aux tentations, et on se fait facilement avoir.

Le diable est le maître de l’illusion. Ce n’est pas un diablotin rouge un peu affreux qui donne envie de fuir ! Non, c’est un charmeur terriblement attirant, très rusé, qui sait parfaitement sur quels points appuyer pour nous faire basculer.

Certains disent : « Je ne voulais pas qu’on ait de relations sexuelles mais à un moment je me suis rendu compte que je l’aimais trop, il fallait que je le lui montre, je ne pouvais pas garder cette distance entre nous ! ». Bingo, ils sont tombés dans le piège du « je n’aime pas vraiment mon conjoint tant que je n’ai pas fait l’amour avec lui ».

D’autres pensent qu’ils peuvent dormir avec l’autre sans risque de « débordements ». Hum hum 🙂 L’abbé Grosjean en parle dans son livre Aimer en vérité :

« La naïveté de certains est étonnante. Mais est-ce vraiment de la naïveté ? Je la crois à ce stade un peu coupable. Un vieux prêtre parlait du péché du paillasson. Au jeune qui venait se confesser d’avoir « dérapé » avec sa douce, il lui disait : « Ton vrai péché, ce n’est pas d’avoir couché avec elle. C’est de l’avoir fait entrer chez toi, à cette heure-là. De lui avoir fait traverser le paillasson ! C’est à ce moment-là, dans ta tête, que tu bascules. Tu sais comment tout cela risque de finir. Et tu prends le risque… » On ne dort pas ensemble. Point. Pas seulement parce que la situation est un peu risquée. Mais aussi, tout simplement, parce que ce n’est pas ajusté. La chambre de l’autre, le lit de l’autre, appartient à son intimité. On n’entre pas comme ça dans l’intimité de l’autre. »

4) Établir à deux des règles précises est très utile

Une fois que l’objectif est fixé, il faut se donner les moyens d’y arriver. Et ces moyens passent par des règles définies ensemble. Ce n’est peut-être pas la partie la plus romantique, mais un peu de pragmatisme, ça fait du bien aussi !

Dans notre couple, j’étais celle qui demandait à définir les règles et qui les proposait. Il paraît que c’est souvent les filles qui le font… Il est vrai aussi que l’alignement du langage du corps au langage du cœur est une qualité plus généralement féminine. Pour les garçons, quand le désir est là, difficile de penser à autre chose (ou de penser tout court !).

Des exemples de règles concrètes à définir sont :

  • Ne pas dormir avec l’autre (ni dans le même lit, ni dans la même chambre)
  • Ne pas emménager ensemble avant le mariage
  • Ne pas rester trop longtemps ensemble le soir, seuls
  • Mettre des limites aux caresses et aux baisers (les parties du corps où on peut en faire, notamment)
  • Éviter autant que possible les situations qui vont rendre les choses difficiles pour l’un ou pour l’autre (comme être en maillot de bain devant l’autre)

De nouvelles règles peuvent bien sûr s’ajouter aux premières, au fur et à mesure des fiançailles, quand on se rend compte qu’elles ne sont pas suffisantes ou pas assez précises. En revanche, il est peu probable que vous en enleviez, sauf si elles n’étaient pas réalistes au départ ! Ces règles sont le garde-fou qui vous permet d’avancer en sécurité malgré les tentations. Elles sont le meilleur obstacle à toutes nos naïvetés et nous aident à être vraiment libres.

5) Vous allez faire des erreurs (comme tous les fiancés)

C’est parfois dur à admettre, mais aucune résolution, aucune certitude ne vous empêchera de faire des erreurs. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est important de beaucoup parler avec l’autre et de se fixer des règles précises à respecter ensemble. Malgré cela, vous déraperez peut-être, vous irez parfois un peu plus loin que vous ne l’auriez voulu, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut que vous remettiez votre décision en question. C’est ce que rappelle l’abbé Grosjean :

« Cela ne veut pas dire que le « zéro faute » est exigé ! Bien souvent, on progresse pas à pas et cela se fait rarement sans faux pas. Mais ce qui compte, c’est de vouloir persévérer. La pureté sera alors souvent synonyme d’humilité et même… d’humour ! » Abbé Grosjean

 

Alors pas de stress ni de scrupules ! C’est en faisant des erreurs qu’on apprend. On sait alors mieux quelles sont les limites à poser et on en sort plus fort, plus solide. On se réajuste et on continue ! Cela nous est arrivé plus d’une fois, à mon mari et moi, de nous dire qu’on aurait dû être plus prudent sur tel ou tel point, et de créer une nouvelle règle. Mais plus nous avancions dans notre relation, moins cela arrivait, sans doute parce que nous avions appris de nos erreurs et que nous étions plus vigilants.

Quand de bonnes règles, claires et précises, sont établies, il y a moins de risque de déraper vraiment. Pour aller jusqu’à faire l’amour, il aura fallu que vous dépassiez beaucoup de vos limites avant ! Si l’une de vos règles est « on ne se voit pas seuls le soir dans la chambre de l’autre », pour ne prendre qu’un exemple, vous verrez un gros red flag à peine retrouvés dans cette situation. Mais si votre unique règle est « on ne fait pas l’amour avec l’autre avant le mariage », le red flag risque d’arriver trop tard…

Quoi qu’il en soit, il est toujours possible de redresser la barre. Le sacrement de réconciliation est très précieux pour cela. Il est également important que chacun puisse se demande pardon pour ce qui est arrivé, sans jeter la pierre à l’autre, car chacun porte sa responsabilité. Si vous êtes allés jusqu’à faire l’amour, ne vous dites pas que c’est trop tard, n’abandonnez pas vos désirs de départ ; vous serez tellement heureux, le jour de votre mariage, de savoir que vous vous êtes battus malgré tout l’un pour l’autre.

6) La prière est votre meilleure arme

J’ai parlé plus haut des règles à fixer pour éviter de se retrouver dans des situations délicates. Mais soyons honnêtes, il est souvent tentant de les enfreindre, ne serait-ce qu’un peu, parce qu’on se sent assez fort pour résister… De fait, les règles ne sont pas absolues, elles sont seulement là pour nous aider.

En revanche, la plus grande aide dont vous bénéficierez pendant vos fiançailles, c’est Dieu ! Vous allez accessoirement vous marier avec Lui, vous lier à Lui et à votre conjoint par un sacrement, et former un couple à trois pour le restant de vos jours ! Et si les fiançailles vous permettent d’apprendre à mieux connaître l’autre et à l’aimer vraiment, il en est de même envers Dieu. Celui-ci désire que vous appreniez à mieux Le connaître et à L’aimer durant cette période, afin de faire véritablement partie de votre couple.

Pour cela, rien de plus efficace que la prière, ensemble et individuellement, pour entrer dans ce cœur à cœur avec le Seigneur qui nous permet de Le laisser aimer à travers nous. On peut alors Lui confier notre désir d’attendre le mariage pour nous unir, Lui faire part de nos difficultés, Lui demander de l’aide lors des tentations.

Aujourd’hui, alors que cette période des fiançailles est derrière nous, je suis vraiment reconnaissante au Seigneur de nous avoir accompagnés mon mari et moi à ce moment-là. Je suis convaincue que jamais nous n’aurions réussi à attendre s’Il ne nous avait pas aidés, de façon toujours concrète et prévenante. Tentation après tentation, difficulté après difficulté, c’est bel et bien le Seigneur qui nous a permis de garder le cap jusqu’au mariage.

7) Vous ne vivrez pas les choses de la même manière que votre conjoint

Selon que vous êtes un homme ou une femme, introverti ou extraverti, selon votre passé, votre éducation, vos habitudes, vous vivrez forcément les choses différemment de votre conjoint. Ce sera parfois plus dur pour vous que pour lui, vous serez parfois plus ou moins tenté que lui, et c’est normal, car chacun de nous est unique.

J’ai d’ailleurs souvent remarqué avec mon mari que lorsque l’un d’entre nous était tenté d’aller plus loin, l’autre ne l’était pas et arrivait à ramener tout le monde sur le plancher des vaches – désolée pour l’expression 😉 Selon les moments, cela pouvait être moi, cela pouvait être lui, mais à chaque fois l’un de nous réussissait à éviter l’éventuel dérapage. Pratique, n’est-ce pas ?

De fait, chacun a ses « points faibles » qui le poussent à aller plus loin. J’avais entendu une fiancée qui disait que lorsque son amoureux lui faisait des baisers dans le cou, cela lui donnait très envie de faire l’amour. Elle avait alors beaucoup plus de mal à résister et l’avait donc signalé à son conjoint pour qu’il évite ce genre de baisers tant qu’ils n’étaient pas mariés. Eh oui, le réalisme et la franchise sont importants dans ce domaine ! A chacun de découvrir ses points faibles, donc, qu’il s’agisse de gestes, d’attitudes, de circonstances…

8) Tout ne tourne pas autour de cette question

En débutant ma relation avec mon mari, j’ai été assez surprise de découvrir combien certaines personnes autour de nous se sentaient très concernées par le fait de nous empêcher d’aller trop loin. Elles avaient peur que nous « passions à l’acte », s’inquiétaient de savoir si nous nous mettions de justes limites, se demandaient s’il était bien prudent que nous nous voyions dans telles circonstances… J’ai parfois eu l’impression que notre relation de fiancés se résumait à « éviter à tout prix de faire l’amour », alors que ce n’était pas le combat le plus difficile que nous menions alors.

Il y a même eu un quiproquo assez drôle avec le prêtre qui nous accompagnait vers le mariage. Nous lui avons dit une fois que le plus dur, pour nous, était de se dire au-revoir le soir, car nous nous manquions beaucoup après ; lui l’a compris autrement et pensait que nous avions du mal à ne pas passer à l’acte ! Ce n’est qu’un exemple, mais je suis encore étonnée aujourd’hui de me rendre compte à quel point les fiancés sont très souvent jugés à travers ce prisme de la sexualité, bien que très réducteur.

En réalité, chaque couple connaît des crises, des difficultés, des lieux de tension, et ceux qui choisissent d’attendre le mariage pour avoir des relations sexuelles s’engagent dans un combat supplémentaire (mais tellement honorable et épanouissant). Pour certains, ce combat de la chasteté sera particulièrement exigeant, voire douloureux ; pour d’autres, ce sera un combat annexe, si l’on peut dire, le plus gros de leur bataille ayant lieu ailleurs.

Quoi qu’il en soit, vos fiançailles ne sont pas une salle d’attente avant le mariage, où votre patience serait mise à l’épreuve ! Il s’agit certes d’un état temporaire, mais très important et très actif : celui où vous construisez les bases de votre couple pour la vie. Tout ne tourne donc pas forcément autour de la question du sexe, et heureusement, sinon je pense qu’on deviendrait dingue 🙂 Alors ne vous prenez pas trop la tête avec ça, mais confiez vos difficultés au Seigneur et faites-Lui confiance !

9) L’aventure en vaut la peine

Parfois, quand on a le nez dans le guidon, on a du mal à voir les choses avec du recul et on se dit que c’est vraiment beaucoup de travail pour pas grand chose… Croyez-en mon expérience de femme mariée maintenant, la joie qu’on ressent le jour du mariage après s’être battus pour attendre est exceptionnelle ! Cela donne encore plus d’importance au mariage, car on comprend vraiment ce que signifie l’échange des consentements lorsque l’on dit à l’autre : « Je te reçois et je me donne à toi ». Si l’on s’est déjà donné auparavant, cette phrase a-t-elle encore du sens ?

Ce serait mentir que d’affirmer que la sexualité des personnes mariées qui ont attendu sera forcément extraordinaire et épanouissante. Tous les couples doivent apprendre, font des erreurs, connaissent des hauts et des bas dans ce domaine. En revanche, vous aurez compris pendant vos fiançailles la haute valeur de l’union conjugale et cela vous donnera envie de vous battre pour elle lorsque vous traverserez des crises une fois mariés. Vous serez des combattants aguerris, plus solides face aux tentations et moins naïfs face à vos propres limites. L’infidélité aura beaucoup plus de mal à vous séduire.

Et surtout, vous aurez montré à votre conjoint, par des actes et pas seulement par des paroles, que vous l’aimez au point d’être prêt à attendre pour lui, à faire des sacrifices pour lui, à refuser la facilité et à aller à contre-courant pour lui. Vous lui aurez prouvé que vous savez le faire passer avant vous-même, que vous le respectez infiniment et que vous restez fidèle à vos convictions profondes. Votre foi dans le Seigneur aura été éprouvée concrètement (soyons honnêtes, ceux qui ne croient pas en Dieu n’attendent jamais le mariage pour avoir des relations sexuelles, c’est parce que vous aimez Dieu et voulez Le suivre que vous avez choisi ce chemin).

Tout cela est synonyme de beaucoup de bonheur, croyez-moi 🙂 Et comme dans mon article sur les fiançailles longues, je voudrais terminer par ce verset de la Bible qui résume parfaitement tout ce que l’on vient de dire :

« Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie »
Ps 125, 5

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J'ai voulu créer ce blog quand, encore lycéenne, je me suis mise à chercher des infos sur la vision chrétienne du couple et des relations, et que je n'ai rien trouvé d'intéressant sur internet ! Aujourd'hui, quelques années ont passé, je suis mariée depuis 2019 et maman de deux petits bouts - et vous êtes sur le blog que la lycéenne que j'étais rêvait de créer :)

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